Mystique Nouvelle Orléans – (1/3)

Mystique Nouvelle Orléans – (1/3)

La Nouvelle Orléans, ville si particulière, mystique et mythique, vestige de l’histoire française dans le Nouveau Monde reste fascinante à de nombreux points de vue. Berceau du Jazz, temple de la débauche, capitale de la cuisine Cajun& Créole, rasée à 50% par les ouragans tous les douze ans, infiniment plus riche culturellement que la majeure partie des villes américaines et néanmoins perdue au milieu de nulle part – ou plus précisément de la marécageuse Louisiane.

Elle se visite pour déguster un cocktail à l’absinthe, accoudé à un comptoir poussiéreux au fin fond du Quartier Français. Ou pour aller se réchauffer le cœur avec du Jazz local, si particulier. A moins que ce ne soit les frasques de Mardi Gras et de la Bourbon Street qui vous attirent, avec ses filles aux seins nues et ses sandwich Po’Boy à l’alligator ? Il y a décidemment trop de choses à voir et de bonnes raisons de se rendre à la Nouvelle Orléans pour en parler en un seul poste. C’est pourquoi cette sulfureuse cité fera l’objet de trois articles. Sans plus attendre, voici le premier :

 

Se Mettre Bien à la nouvelle Orléans : Débauche touristique.

Mardi Gras. Lorsqu’ils évoquent la Nouvelle Orléans, les américains n’ont que ces deux mots à la bouche. Et pour cause, tous les Févriers, cette fête chrétienne submerge la ville de façon peu catholique. Des chars innombrables traversent les rues principales du Quartier Français (Bourbon Street en tête) et les grandes avenues de la ville dans des parades multicolores. Des milliers de fêtards alcoolisés leur emboitent le pas en sirotant leurs cocktail Hurricane dans des coupes en plastique tout en jetant des Beads (colliers de perles) aux gens amassés sur les balcons des bars et restaurants. Certaines filles « flash » leur poitrine contre un nombre aléatoire de « beads » dans une ambiance très festive, contribuant ainsi à la réputation sulfureuse de la ville.

Bourbon Street en début de soirée, le soir de la Saint Patrick
Bourbon Street en début de soirée, le soir de la Saint Patrick

Si vous ne voulez pas vous faire une fausse idée du potentiel de New Orleans, évitez de vous y rendre en février, ou du moins ne passez pas l’intégralité de votre séjour pendant Mardi Gras. Le jour de la Saint Patrick sera une bonne alternative pour festoyer plus raisonnablement.

Tous les soirs de l’année, et à fortiori les samedis soirs, la rue de Bourbon Street s’anime. Bien que nous déconseillons fortement de vous limiter à cette expérience, voici un petit guide d’une soirée réussie dans la rue la plus célèbre du sud des Etats-Unis.

Pour tenir la distance, mieux vaut débuter par un restaurant de cuisine locale. Vous pouvez oser goûter les Fried Oyster (huitres fries), spécialité louisianaise, ou vous contenter d’un excellent plat de cuisine Cajun. Les Crawfish servis avec leur sauce créole à l’Ocean Grill constitueront, par exemple, une bonne alternative. N’oubliez pas de commander un cocktail typique du coin (Daiquiri, Hurricane ou plus raffiné : le fameux Sazerac). Une fois rassasié, prenez de la hauteur en rejoignant le balcon d’un des bars du début de la rue pour profiter d’une formule 2 pour 1 (boisson cela s’entend) afin de vous réhydrater. Depuis votre balustrade vous pourrez admirer l’architecture du quartier historique, la richesse de ses balcons, la diversité culturelle des passants ainsi que leur surprenante masse corporelle. Nous sommes dans le sud des Etats-Unis, au cas où vous l’auriez oublié.

 

Saint Patrick Nouvelle Orléans

Un bar (un seul !) vaut vraiment le détour sur Bourbon Street : le Old Absinthe House. Un des rares établissements de l’avenue, prisés des locaux, et respectés dans toute la ville pour la qualité de ses cocktails, et de son Absinthe, bien entendu. En sortant, il sera probablement temps de vous laisser bercer par l’ambiance festive de Bourbon Street en arpentant la rue d’ouest en est. Offrez vous un Hurricane en take away, à siroter en marchant pour vous confondre parfaitement avec le flux de touristes. Imprégnez-vous de l’ambiance, laissez vous porter par la fête. Si vous acceptez un shot à 4 dollars proposé par une des serveuses ambulantes, assurez vous de le boire depuis sa forte poitrine (même si vous êtes une fille, ca fait partie de l’expérience) et n’oubliez pas le pourboire. En continuant vers l’est vous finirez par tomber sur deux bars Gay, les seuls débits de Bourbon Street où vous êtes sûr de tomber sur des locaux et des filles à peu près sobres. Ensuite la rue s’obscurcit, la torpeur de la nuit se fait plus pesante et la musique s’estompe. Les rares lumières proviennent de bars Vodoos. Une option intéressante si vous recherchez le dépaysement d’une expérience éthylique mystique. Une fois passés ces derniers établissements, deux options s’offrent à vous : poursuivre à pied pendant dix minutes vers Frenchmen Street et ses bars Jazz, ou rebrousser chemin pour goûter pleinement à la folie de Bourbon Street.

Vous faites demi-tour ? Respect. 

N’hésitez pas à entrer dans l’un des innombrables bars crachant de la Live Music. Si vous avez suivi nos recommandations à la lettre, votre état d’ébriété devrait vous permettre d’apprécier l’ambiance de certains de ces troquets. Enfin, si vous êtes un tant soit peu ouvert d’esprit, testez un strip club. Préférez-en un à la devanture pas trop aguicheuse. N’hésitez pas à y jeter un coup d’œil, quitte à ressortir tout de suite après.  La plupart des établissements proposent une entrée à 5 dollars avec une boisson, ce qui permet d’assister à un vrai spectacle de pol dancing pour un prix ridicule. Personne ne vous forcera à dépenser plus d’argent, aucune mauvaise surprise à craindre si vous faites preuve de bon sens. Le meilleur rapport qualité prix du pays question strip tease. Pour vous aider à vous remettre de vos émotions, terminez la soirée par un Po’boy, les fameux sandwich locaux.

 

Vous préférez le Jazz ? Bien !

Pour être honnête, après Bourbon, Frenchmen Street peut constituer une seconde déception. Jadis haut lieu du Jazz, cette rue se parcourt rapidement. Les clubs se comptent sur les doigts des mains et ferment tôt (minuit-2h selon les jours et les adresses).

La qualité de la musique varie de correcte à excellente. Le jazz de la Nouvelle-Orléans est très festif, chaleureux et accessible au néophyte. La meilleure adresse semble être le Maison, mais d’autres clubs valent le détour. Tout dépend du programme du jour et de vos goûts.

Jazz nouvelle orleans
A priori, il y a de quoi faire

Ne vous laissez pas décourager si vous ne trouvez pas tout de suite votre bonheur. Se renseigner auprès de connaisseurs devrait vous assurer une soirée de qualité. Les gemmes existent, à vous de les dénicher. Vous aurez peut être également la chance, tout comme nous, de tomber sur un concert de rue improvisé en périphérie du quartier. La foule s’amasse alors rapidement pour danser autour des musiciens. Une expérience réjouissante.

En seconde partie, nous traiterons des perles de la Nouvelle Orléans, pour explorer la ville au delà des deux rues préalablement citées, tel un véritable autochtone.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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